Extraits de journaux suite au concours de Mâcon

http://www.lejsl.com/edition-macon/2014/11/17/and-the-winner-is-marina-viotti

Et voilà que Marina Viotti remporte brillamment le premier prix1 de la 21eédition du Concours, après un Rossini (« Cruda sorte » de L’Italienne à Alger) stupéfiant d’aisance, de projection, avec des graves somptueux et une égalité rare. « Amour, viens aider ma faiblesse » (Samson et Dalila, de Saint-Saëns) lui permet de mettre en valeur la force de son engagement. Personnalité hors du commun, après un parcours qui la conduira de Forbach à Luxembourg, puis à Vienne et enfin à Lausanne, Marina Viotti semble promise à une très belle carrière. Le parcours de Marie-Laure Garnier, second prix, s’il est plus classique (de la Guyane au CRR de Paris, puis au CNSM, révélation classique de l’ADAMI) n’en est pas moins prometteur. Son « Vissi d’arte » (Tosca, de Puccini) est remarquable. La tessiture est large, la voix puissante et le timbre riche. « Pleurez, mes yeux » (du Cid, de Massenet) confirme ses qualités et sa force dramatique : une pointure ! Le public, qui lui a décerné son prix, a été séduit par Hélène Walter2, beau soprano suisse, dont l’air de Pamina « Ach ! ich fühl’s » (Mozart, Die Zauberflöte), d’une grande beauté, souffrait cependant d’une articulation insuffisante. « Quel gardo il cavaliere » du Don Pasquale de Donizetti permettait de présenter une autre facette de son talent. Seul homme figurant au palmarès, Jérémie Schütz, présentait le « Recondita armonia » deTosca (Puccini), encore un peu vert, et « la fleur que tu m’avais jetée » que chante Don José à Carmen. Il obtient le Prix du Jeune espoir, ainsi que celui de la mélodie (que les éliminatoires avaient permis d’apprécier). (Musicologie)

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